Agriculture sous contrat


L’agriculture sous contrat se situe à mi-chemin entre l’intégration verticale et le marché au comptant (dont le paiement est immédiat). Elle implique un double engagement :

–          Le fermier s’engage à produire selon les besoins de l’acheteur

–          L’acheteur s’engage à honorer sa promesse et à soutenir le fermier (par des investissements en formation ou matériel notamment)

ID-100193357

Image courtesy of moggara12 / FreeDigitalPhotos.net

Ce procédé permet à l’entreprise de participer au (et d’exercer un contrôle sur) processus de production sans posséder ou gérer les fermes, manager la force de travail ou organiser la production. Il permet aux fermiers de stabiliser leurs rendements ; de conserver la propriété de leurs terres ; de réduire le risque relatif à la production ; d’obtenir des apports, un support technique et un accès au marché ; d’améliorer la production.

 

 

Bénéfices

Risques

Fermiers

– Accès au marché

-Réduction du risque de variation des prix

– Augmentation des revenus

– Crédit

– Apports réguliers

– Contrôles et motivations au travail

– Réduction du risque lié à la production

– Récolte à plus haute valeur ajoutée

– Endettement

– Situation de monopsone

– Vulnérabilité plus importante

– Fardeau du management du travail (recrutement et contrôle)

– Poursuite pour rupture de contrat

– Risques de production (nouvelles récoltes)

Investisseurs

– Amélioration de la rentabilité et minimisation des risques

– Qualité constante

– Facilitation des exigences des normes d’échange

– Acceptabilité politique

– Risque accru (prix, pertes de récoltes)

– Rupture de contrat (vente à d’autres acheteurs, utilisation de fonds pour d’autres récoltes, incapacité à rembourser un crédit)

– Coûts de transaction élevés en cas de fermes dispersées

 

Au Laos, l’agriculture sous contrat est régi par la Law on contracts de 1990. Elle précise les spécifications générales à respecter (durée, date de fin, qualité prix), l’obligation de résultat et d’information mutuelle, les pénalités en cas de non-respect des termes du contrat, l’arbitrage en cas de conflit et les conditions d’évolution et de rupture du contrat. L’agriculture sous contrat implique un investisseur et des fermiers, des villages ou des organisations de producteurs. Il peut aussi impliquer un intermédiaire (chef de village, autre producteur, récoltant, etc.) en charge de la négociation du contrat, de la transmission d’informations ou de la collecte des produits.

 

Différentes combinaisons de ressources peuvent être offertes aux fermiers : apports en nature (semences, produits chimiques), crédit, rallonge. Les autorités locales ont un rôle important à jouer (facilitation, gestion du contrat, support technique), surtout dans les zones isolées où les fermiers n’ont que peu d’expérience.

 

Types

Terre

Travail

Capital

Marché

Technologie

Profit*

2+3

P

P

E

E

E

60-70%

1+4

P

P/E

E

E

E

30%

Notes : P = Producteur ; E = Entreprise

*Pourcentage de la récolte / des ventes  qui vont au producteur

 

  • 2+3 : Le fermier fournit la terre et le travail, l’investisseur fournit le capital (semences, fertilisants, équipements), la technologie et l’accès au marché. Le fermier doit vendre sa production à l’acheteur et reçoit entre 60 et 70% des profits. Ces contrats peuvent durer jusque 30-35 ans. C’est la solution actuellement envisagée par Khepri.
  • 1+4 : Le fermier apporte sa terre et son travail contre un salaire (travailleur salarié sur son propre terrain). L’investisseur paye pour toutes les activités avant la récolte qui sera ensuite partagée avec le producteur. Les fermiers doivent vendre leur production au prix du marché.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>